Il s’agit de réactions anormales de l’organisme vis-à-vis d’un aliment qu’il considère abusivement comme « agressif » et contre lequel il cherche alors à se défendre. Apparaissant généralement durant l’enfance, elles peuvent concerner un ou plusieurs aliments très différents.

La fréquence de l’allergie alimentaire, en Europe, est de 4.7 % chez l’enfant et 3.2 % chez l’adulte.

Les «  coupables » les plus fréquents

  • Chez les nouveaux nés : les protéines de lait de vache.
  • Chez l’enfant : l’œuf, l’arachide, le lait, le poisson, les noix et produits apparentés.
  • Chez l’adulte : les fruits,  l’aneth, les carottes, le céleri, le fenouil, les fruits de mer, le persil mais aussi les noix et l’arachide.

Plus récemment, sont apparues des allergies aux fruits tropicaux (banane, papaye, mangue), au sésame, à certaines épices exotiques.

Les additifs alimentaires (colorants, antiseptiques, conservateurs) peuvent aussi entraîner des allergies.

Reconnaître et traiter les allergies alimentaires

Liées à une relative immaturité du système immunitaire, les allergies alimentaires se déclarent souvent avant l’âge de 4 ans et tendent à disparaître avec l’âge. Cependant, elles peuvent persister au-delà de l’enfance.

Les signes d’allergies apparaissent habituellement dans les minutes suivant l’absorption de l’aliment (et jusqu’à 2 heures après).

Leur nature et leur intensité varient d’une personne à l’autre. Ils peuvent inclure l’un ou l’autre des symptômes suivants, seuls ou en association.

  • Symptômes cutanés : des démangeaisons, des éruptions cutanées, des rougeurs, un gonflement des lèvres, du visage et des membres.
  • Symptômes respiratoires : une respiration sifflante, une sensation de gonflement de la gorge, une difficulté à respirer, une sensation d’étouffement.
  • Symptômes digestifs : des crampes abdominales, de la diarrhée, des coliques, des nausées et des vomissements. (S’il s’agit des seuls symptômes détectés, il est rare que la cause soit une allergie alimentaire.)
  • Symptômes cardiovasculaires : une pâleur, un pouls faible, des étourdissements, une perte de conscience.

Les parents qui soupçonnent une allergie alimentaire chez leur enfant doivent  en informer leur médecin le plus rapidement possible. Une évaluation par un allergologue peut être suggérée par le médecin, qui pourra confirmer une allergie à l’aide de tests.

Le meilleur traitement est évidemment d’éviter de manger l’aliment responsable, mais c’est loin d’être toujours facile.

Si cela n’est pas possible, des médicaments anti-allergiques permettent de soulager les crises.

La désensibilisation consiste à administrer par la bouche (sous forme de gélules reconstituées) des quantités croissantes de certains composants de l’aliment coupable afin d’entraîner l’organisme à accepter cet aliment. Les résultats obtenus sont encore controversés.