Si les rapports dédiés à la filière commerciale du secteur de l’immobilier distinguaient les performances des pays, les écarts sont aujourd’hui tels qu’il est désormais nécessaire de raisonner local. Et en 2017, seules certaines villes (et non des pays) devraient tirer leur épingle du jeu dans un secteur toujours aussi concurrentiel. Notre analyse…

Ce que prévoient les spécialistes en 2017

Recherche murs de boutique à Paris, fonds de commerce à vendre à Paris, recherche local commercial premium à Paris… Ces expressions reviendront encore en masse cette année tant la capitale attire. Pour beaucoup, le Brexit devrait vraisemblablement doper la demande de surfaces à Amsterdam, Dublin, Francfort, Paris et d’autres métropoles européennes. Si les analystes restent mesurés et parlent de « répercussions limitées dans le court terme », les premiers signaux sont encourageants pour les professionnels du secteur. Voici par ailleurs un concentré de ce que les différents rapports spécialisés prévoient cette année pour le secteur de l’immobilier commercial sur le Vieux Continent :

  • Les loyers des nouveaux baux commerciaux ou des baux renouvelés devraient être revus à la hausse sur les marchés d’Europe continentale ;
  • Les villes qui affichent une économie diversifiée devraient prospérer quelle que soit l’issue des différentes élections prévues sur le Vieux Continent cette année ;
  • Si le Brexit fait planer beaucoup d’incertitudes autour de l’investissement en immobilier commercial à Londres, il devrait également se traduire par des opportunités à moyen terme ;
  • Le marché de l’immobilier commercial parisien devrait poursuivre son embellie. Une embellie que les spécialistes conditionnent par le non-accès au pouvoir des candidats « isolationnistes » en France en mai 2017.

Londres : potentiel et incertitudes

Ce sont les deux mots qui décrivent le mieux la situation du secteur dans la capitale anglaise. Les incertitudes devraient toutefois être en partie levées après les réunions entre le Royaume-Uni et l’UE au sujet de la libre circulation des personnes et des nouveaux accords commerciaux. D’un autre côté, dans le cas où les banques qui siègent à Londres voient leur activité sévèrement restreinte, elles pourraient déplacer leurs sièges : cela se traduira par une baisse considérable de l’activité des avocats et autres professions libérales, et donc par ricochet par une morosité dans le secteur de l’immobilier commercial. Le risque de ce contretemps sera d’autant plus accru que si les négociations qui s’annoncent compliquées entre le Royaume-Uni et l’UE s’éternisent… Enfin, si le scénario du Brexit dur venait à se produire (perte de l’accès privilégié du Royaume-Uni au marché unique), les conséquences pourraient être particulièrement compliquées à prévoir.