Au sommaire
  1. Les grands itinéraires cyclistes à travers le monde
  2. Les Amériques

La réponse sera en termes de continents et de pays, en fonction de ce qui vous attire irrésistiblement, ce qui vous fait rêver ou, plus prosaïquement, ce qui correspond le mieux à vos moyens… En prenant en compte votre résistance physique, le temps disponible, l’argent nécessaire, etc. Vous rêvez peut-être à ces itinéraires déjà parcourus par les grands voyageurs, racontés dans les livres, qui sont devenus mythiques. Vous vous voyez aussi bien randonner à vélo l’été prochain dans cette belle région de France. Et, entre les deux, tout est permis, de l’Europe à tous ces pays accessibles avec un billet d’avion, de train ou de ferry.

Les grands itinéraires cyclistes à travers le monde

A vélo, l’aventure commence au coin de votre rue et peut se poursuivre sur les routes mythiques qui traversent la planète, car seule la terre ferme arrête les voyageurs à vélo et encore, Hervé Neukomm a traversé l’Amazonie sur son fabuleux bateau-vélo. Il existe bien sûr la Route de la soie, les traces de Livingstone, celles du Che, etc. Néanmoins, ce sera d’abord la vôtre, une irremplaçable quête du Graal qui portera l’empreinte du superlatif et le sel de votre transpiration. Inutile donc de hiérarchiser les itinéraires, car tout voyageur, comme chaque voyage, est unique. A chacun de cultiver l’explorateur qui se cache en lui. Le voyage, par définition imprévisible, vous attirera vers un continent plutôt qu’un autre, à moins de les parcourir tous. Toundra, steppe, désert, montagne, côte océane, forêt tropicale ? Vous vivrez une expérience déroutante et climatique dont vous serez un héros mis à nu. Une vulnérabilité qui est votre force et une route qui vous mènera constamment vers les hommes. Votre Pire ennemi ? Le vent. Vos meilleurs alliés ? Le temps disponible, votre bonne humeur et votre curiosité. La plupart des longs tours à vélo s’effectuent seul. Une solitude de coureur de fond parfois difficile à vivre. Le contexte politique (frontières fermées, zones interdites, etc.) peut valider ou infirmer les informations qui suivent.

Dans un premier temps, allons au plus simple et au moins périlleux :

Les Amériques

De toutes les transcontinentales, la Panaméricaine (Anchorage-Ushuaia, soit plus de 25 000 km) est la plus longue, la plus parcourue et celle qui traverse le plus de degrés de latitude. On peut la prolonger en montant vers l’océan Arctique, Prudhoe Bay (Alaska) et Inuvik (Canada). Elle offre donc une grande variété de climats, de paysages, de modes de vie. À descendre, de préférence, pour éviter son vent dominant du nord-ouest. Si possible, prévoir un départ au printemps d’Alaska, pour parcourir les montagnes Rocheuses durant l’été et les Andes (Pérou, Bolivie) à la seconde saison estivale, avant de parcourir, impérativement, la Patagonie pendant l’été austral (de décembre à février). Comptez au minimum un an et demi. La jungle du Darien (entre le Panama et la Colombie) est le seul tronçon qui interrompt la Panaméricaine. Quelques cyclistes l’ont tout de même traversée, mais c’est une région dangereuse et déconseillée, sujette à la saison des pluies et, surtout, refuge des trafiquants et de la guérilla. À l’image de la mythique Route 66 (Chicago-Los Angeles) et de la Transcanadienne (7800 km d’un océan l’autre), l’Amérique du Nord regorge de traversées possibles. Attention : dans une traversée est-ouest (6 500 km), vent dominant d’ouest. L’Amérique du Sud n’est pas en reste, avec la Transandine (Les Andes, 7 500 km, forment la chaine de montagne la plus longue du monde) ou la Transamazonienne (5 700 km, de l’Atlantique au Brésil jusqu’au Pérou). La Patagonie est devenue une destination de référence pour les amoureux de la nature et du vélo. La Carrêtera Austral au Chili (1250 km), complétée par la Ruta 40 et la Rutadel fin delmundo (1 200 km en plus), vous conduiront jusqu’à Ushuaia.